« On veut être écoutés.»

Dans la Nièvre et à Nevers ce matin, de nombreux lycéens étaient rassemblés devant leurs établissements pour manifester et dénoncer leurs conditions de travail. Plusieurs sujets sont revenus sur le tapis, le nombre d’élèves par classe, les conditions de travail et le prix des repas de la cantine.

Mégaphone à la main, Yann Petit étudiant en terminal au lycée Raoul-Follereau, fait régner l'ordre devant le lycée Jean Rostand et n’a pas hésité à réprimander certains jeunes qui ont pris des caddies de supermarché pour les pousser à travers la foule : « On a des représentants des différents lycées, comme moi, qui sont là pour encadrer, et s'il y a des débordements pour « engueuler ». Il y a des personnes qui font des choses qui ne nous représentent pas dans notre action, comme tout à l'heure avec les caddies, mais sinon nous n'avons pas peur que ça dégénère, parce qu'on a les représentants qui sont là pour calmer le jeu. »

Un point est souvent revenu, les repas du self à 5 euros, jugés trop onéreux : « Ça fait cher pour nos parents, pour nos familles d'accueil et pour toute autre personne qui paye. » dénonce Noéline, élève en première. 

Manque de place 

Les conditions dans les salles de classes ont aussi été évoquées, que ce soit pour l’hiver, les fortes chaleurs, mais aussi l’état des murs ou plafond et la place : « Par exemple à Jules Renard, c'est déjà arrivé que des élèves doivent aller chercher dans une autre salle des tables et des chaises parce qu'il n'y en avait pas dans leur classe. » explique Yann. « C’est très compliqué de garder une température agréable et de rester concentré. » souligne Maël, étudiant en seconde. 

« Nos emplois du temps sont très aléatoires. »

L’organisation et la structure des emplois du temps est aussi fortement critiqué, les élèvs reprochent à la direction des journées à rallonge : « Alors nous, surtout à Jean Rostand, les secondes, on a 3h de pause pour finir à 18h, alors qu'on pourrait raccourcir les emplois du temps pour finir à 14h ou 16h, ce qui est totalement possible et faisable.»

D’autres manifestations auront lieu prochainement, les élèves espèrent un rendez-vous avec le préfet de la Nièvre pour faire changer les choses.

Bérénice Baudry